La caféteria

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13 scènes comme 13 convives à table composent la vie de « la cafétéria .»
13 scènes en apparence réalistes de par les dialogues et les situations mais aussi totalement oniriques.
Et si ce lieu que nous nous représentons tous au départ comme des plus courants, des plus banals était, en fait, une des représentations de l’Hadès ?
13 scènes dont certaines sont entrecoupées, se répètent quelque fois comme un leitmotiv affolant.
13 scènes et des personnages qui, comme le lieu qu’ils investissent, perdent peu à peu leur réalité, leur aspect quotidien.

Et si la veille dame se transformait en la strip-teaseuse sous nos yeux…
Et si le mari fidèle devenait le travesti en mal d’identité…
Et si le jeune homme amoureux devenait le gigolo perdu aimant sa veille cliente..
Et si la femme mariée depuis 30 ans redécouvrait l’amour dans les bras du jeune homme…

Et si…et si…et si « la cafétéria » était le lieu de tous les possibles, là oú les sexes et les âges s’inter changent, là oú la morale n’a pas de place, là oú ce qui est dit n’est pas forcément ce qui est (bien) pensé ?

Et puis, il y a « L’homme qui veut prendre les autres dans ses bras » immuable dans ce rite obstiné de tendresse aveugle. Inlassablement il répète :

« Excusez moi, est ce que je peux vous prendre dans mes bras s’il vous plait ? »

Qu’il soit accepté ou rejeté il continue à prononcer la même phrase comme si cette lancinante imprécation était la seule parole qu’il lui reste.
C’est un homme qui peut faire rire par son audace décalée mais qui, peu à peu, nous entraîne dans sa folie solitaire et par là même nous met face à la nôtre ?

Enfin une jeune femme est là depuis le début, seule.
Elle attend l’amour.
On la voit attendre l’amour.
L’amour elle le regarde chez les autres. Parfois avec envie, parfois avec exaspération.
Elle est dans une inquiétante fusion avec les histoires des autres. Elle qui est sans histoire, justement, sans histoire…
Alors quand « L’homme qui veut prendre les autres dans se bras » lui pose sa question…

« Le fait que notre fantasme prenne corps semble déchaîner un jet d’instinct de mort, de destruction, assez ravageant. » «  Le féminin et la séduction » –Daniel Sibony


Vidéos
Photos de La cafeteria par la compagnie des écoutilles (compagnie amateur)