« La femme de l’anarchiste »

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Réalisation : Marie Noelle et Peter Sehr
Auteurs & scénaristes : Marie Noelle et Ray Loriga 
avec : Juan Diego Botto (Justo), María Valverde (Manuela), Ivana Baquero (Paloma à 15 ans), Nina Hoss (Lénin), Jean-Marc Barr (Pierre), Laura Morante (Lucienne), Nathalie Grauwin (Marie), Irene Montalà (Pilar), Adriá Collado (Francisco), Biel Durán (Luis)


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"L'amour qui meut le soleil et les autres êtoiles"
Dante - Le paradis

En Espagne pendant la Guerre Civile se joue le destin de l'Europe. Démocrates espagnols, Monarchistes, Communistes et Anarchistes forment une coalition précaire contre le fascisme. La victoire de Franco conforte Hitler et Mussolini qui l'ont soutenu politiquement et militairement dans leurs projets. L'Histoire du XXième siècle aurait été tout autre si les Républicains avait vaincu Franco.

„No pasaran!–Ils ne passeront pas!“ c'est ce cri de guerre célèbre que les défenseurs républicains de Madrid hurlaient pour intimider leurs agresseurs fascistes. En hiver 1937, la capitale espagnole, encerclée par les troupes de Franco, résiste. Une jeune femme, Manuela (24) court avec sa fille Paloma (4), dans les rues de la ville assiégée. Son mari, l'avocat Justo Alvarez Calderón, combat Franco sur deux fronts à la fois: à la radio où il est „la voix de la Révolution“ et dans les tranchées, montrant que les héros quand il s'agit de Liberté savent défendre leurs mots l'arme au poing. La foi en l'Amour, la Justice et la Liberté soutendent cette histoire vraie.

Pour Justo –est-ce un hasard si son nom veut dire „le Juste“ ?- sa femme et ses enfants sont ce qu'il a de plus précieux, pourtant il met chaque jour sa vie en danger. Il veut une vie digne pour tous, seulement possible à ses yeux dans un climat de liberté politique où chacun peut disposer de lui-même sans aucune contrainte.

Tandis qu'il est en mission au Nord de l'Espagne déjà coupé de la capitale par les troupes fascistes, les bombes de la Légion Condor incendient l'immeuble familial. Manuela et ses enfants se réfugient au bureau de Justo, déjà en partie occupé par son secrétaire et sa famille à la rue eux-aussi. Une fois de plus Justo réussit à venir retrouver les siens en défiant les canons antiaériens de l'ennemi. Manuela ne sait pas que ce sera la dernière pour de longues années.

La guerre montre son plus tragique visage et la trace de Justo se perd dans les affres de la déroute de l'Armée républicaine. Pendant presque dix ans, Manuela restera sans savoir s'il vit encore et le cherchera sans relâche.

Terreur et délation aident les vainqueurs à ancrer leur pouvoir. Francisco, le frère haï de Justo, travaille pour eux tout en aidant de son mieux Manuela qu'il a toujours envié à son frère.

Bientôt le destin la frappe encore plus cruellement : Rafael, son fils à peine âgé de quatre ans, meurt. Manuela s'écroule. La Deuxième Guerre Mondiale qui dévaste l'Europe lui enlève tout espoir de retrouver Justo mais ce qui la sauve en ces années de chagrin et de détresse, c'est son amour inaltérable pour lui – et la vitalité de son imagination qui l'aide à surmonter le drame de sa decrépitude sociale et de son isolement.
Elle croit toucher le fond, pourtant ce point mort marque un tournant. À la fin de la guerre, Manuela découvre une photo dans un journal français qui la met sur la trace de Justo. Ils se retrouvent enfin dans une petite ville de la province française, heureux mais aliénés par leur longue séparation.

Justo est marqué par son expérience de la guerre et des camps. Il a néanmoins repris la lutte pour la démocratie dans sa patrie et soutient secrètement les groupes libertaires de l'Espagne franquiste.

Justo et Manuela reconstruisent peu à peu leur famille. Amour, confiance et foi inébranlée en la victoire finale d'une justice historique combleront le fossé creusé entre eux bien avant qu'en Espagne se lève le jour de la Liberté.


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